Cactus : L'épineux problème de la floraison

Horticulture Réagir »

Les fleurs des cactées rivalisent de beauté avec celles des orchidées. Mais connaissez-vous quiconque de votre entourage capable de faire fleurir son cactus ? C‘est pourtant possible, malgré les apparences, et pas si compliqué quand on sait comment s’y prendre.

Vous succombâtes au charme de sa fleur à son achat. Mais comme dans un mariage consommé — une fois l’objet de votre désir bien installé à la maison — il perdit rapidement de son charme pour ne plus jamais fleurir comme au premier jour de votre rencontre. Piqué(e) à vif, l’idée vous vint de faire table rase de cette plante grasse qui végète au salon.  :-/

Voilà un épineux problème qu’une saine thérapie de couple pourrait aisément résoudre…

Laissez tomber vos préjugés

Les cactus ont besoin d’engrais, d’arrosages fréquents (en été) et pas nécessairement de plein soleil. Tenez-le pour dit, car un cactus en santé est un cactus qui fleurit.

En été, on arrose dès que la terre semble sèche en profondeur. On profite de l’occasion pour ajouter de l’engrais riche en phosphore (P) et en potassium (K) pour la santé du système racinaire et la floraison éventuelle. Un apport d’azote (N) est superflu vu les besoins de la plante en la matière (voir NPK et engrais sur Wikipedia).

Les cactus aiment l’eau, contrairement à ce que l’on croit. Mais trop d’eau en peu de temps ou en période de dormance (en été quand il fait trop chaud ou en hiver quand la lumière manque) risque d’entrainer la pourriture des racines et, bien entendu, la mort du spécimen. En outre, un apport d’eau trop important fait gonfler jusqu’à se fissurer plusieurs cactées, comme le font les tomates sur des plants trop arrosés.

Pour prévenir la beuverie, on installe nos cactus dans un terreau bien drainé, constitué de tourbe, de sable et de terre à jardin avec un peu de vermiculite.

Attention si vous souhaitez sortir vos cactus à l’extérieur : ils ont besoin comme toutes les autres plantes d’être soumis progressivement aux rayons directs du soleil.

Fraicheur, régime sec et moins de lumière

Maintenant que votre cactus est en pleine santé, poussons-le à fleurir.


Cactus
Image : Guylaine Rousseau

Pour cela, il a besoin d’une période de dormance de plus d’un mois qui s’accompagne d’arrosages réduits à une seule fois par mois, de fraicheur (environ 15 degrés Celcius) et d’une exposition moins prolongée à la lumière (comme en automne et en hiver).

On diminue les arrosages en août pour ensuite n’«hydrater» la plante qu’une fois par mois de septembre à la fin de mars. On peut profiter des journées d’automne pour la fraicheur (sauf la nuit) ou d’une pièce lumineuse que l’on garde fraiche.

Après ce traitement (et si votre cactus est en santé), il devrait fleurir dès sa sortie de dormance.

Pour en savoir plus

 

Décès de Ed Roberts : Retour vers le futur...

Programmation, Science et technologie, Linux, Informatique, Société Réagir »

C’est jeudi le 1er avril que s’est éteint d’une pneumonie, à l’âge de 68 ans, le docteur Henry Edward Roberts, père du premier ordinateur personnel, l’Altair 8800. Voyons comment l’œuvre de cet homme a révolutionné le monde de l’informatique et aussi nos vies !

Avec sa compagnie — Micro Instrumentation and Telemetry Systems (MITS) —  Ed Roberts a mis au point le premier ordinateur personnel à connaître un succès commercial : l’Altair 8800, équipé en 1975 du nouveau microprocesseur Intel 8080.

Populat Electronics Popular Electronics jan 1975

Popular Electronics, janvier 1975


Cet ordinateur fut mis en vedette sur la page de couverture de
Popular Electronics en janvier 1975 : des amateurs submergèrent MITS de commandes pour ce kit d’ordinateur à 397 $ (USD). Bill Gates et Paul Allen se joignirent à MITS pour développer des logiciels :  l’Altair BASIC fut le premier produit de Microsoft. Roberts a vendu MITS en 1977 puis se retira en Georgie (États-Unis), où il étudia la médecine et devint médecin dans une petite ville de cet État.
[Source : Wikipedia]

Dans son article, Popular Electronics écrivait : « L’ère de l’ordinateur dans toutes les maisons — un thème favoris des auteurs de science-fiction — est arrivée ! C’est rendu possible grâce au POPULAR ELECTRONICS/MITS Altair 8800 […] »

Ed Roberts
Henry Edward Roberts,
13 sept. 1941 – 1er avril 2010

On ne pouvait pas si bien dire : non seulement Roberts rendait l’ordinateur accessible à tous avec l’Altair, mais il permettait en plus aux fondateurs de la plus grosse compagnie de logiciels au monde, Microsoft, de démarrer : « Ed était un vrai pionnier de la révolution du PC et il n’a pas toujours eu la reconnaissance qu’il méritait. […] Roberts nous a donné notre chance avant que nous soyons connus » se souviennent Gates et Allen [Source : The Gates Notes].

L’apparition des ordinateurs personnels à interface graphique de la compagnie Apple aura tôt fait de pousser les « ordinosaures » du type de l’Altair 8800 à disparaitre et Gates de les vanger par la bande avec le système d’exploitation Microsoft Windows… Mais, ça, c’est une autre histoire…  :-/

Là-dessus, merci Monsieur Roberts. :yes:

Pour en savoir plus

Plainte à eBay concernant UPS Canada

Opinions 2 retours »

J’en ai marre de me faire fourrer. La compagnie de livraison UPS Canada a voulu le faire et je compte bien éviter que ça ne se reproduise. Voici la copie d’une lettre que j’ai fait parvenir à eBay concernant les politiques et les frais de dédouanement douteux de UPS…

Cher eBay,

Je vous fais part des abus de la compagnie UPS Canada qui exige systématiquement des frais de dédouanement de 40 $ à la livraison comme en témoigne ma dernière commande :

  • Prix de l’article : 95 $
  • Frais de transport par UPS (depuis la Californie) : 40 $
  • Frais de dédouanement (annoncés à la réception, mais pas avant ! ) : 40 $


Bref, 80 $ d’UPS pour un article de 95 $ qui tient dans une boîte aux dimensions d’un livre de poche ! Ça me renverse !

Dans un autre cas qui ne concerne pas un achat sur eBay, j’ai été obligé de payer le même 40 $ de dédouanement pour un remplacement de RAM défectueuse en provenance du Texas (prix de la marchandise : 0 $,vu que c’était un remplacement) !

Les vendeurs sur eBay qui choisissent UPS comme expéditeur sont pénalisés, car les acheteurs qui les boycottent, comme moi, sont de plus en plus nombreux. Ainsi, ne devriez-vous pas informer vos vendeurs des pratiques douteuses de cet expéditeur ?

Atari : Rétro... action !

Gadgets, Opinions 3 retours »

Atari propose cette année une «nouvelle» console de jeu : la Flashback 2+, avec 40 de ses plus populaires jeux de console ou d’arcade des années 1980. Son prix (vraiiiiiment pas cher) et un brin de nostalgie m’ont convaincu de l’essayer…

Logo AtariAvec la Flashback 2+ (FBK2+), Atari mise le paquet sur la nostalgie, notamment en ce qui concerne le design de la console qui récupère tous les éléments forts du modèle 2600 (lancé en 1977). De plus, la FBK2+ est vendue avec les mêmes manettes (2) que la 2600, car sachez qu’elle est compatible avec tous les «contrôleurs» destinés à servir avec la 2600 (dont ceux qui trainent peut-être encore dans une boîte de votre sous-sol ;D )…

Les images ci-dessous permettent de comparer la 2600 et la Flashback 2+ :

Atari Flashback 2+ Atari 2600
Atari 2600 (lancée en 1977) Atari Flashback 2+ (lancée en 2010)


La FBK2+ n’accepte pas les cartouches de la console d’origine, puisque les jeux sont «embarqués» : ils sont inscrits sur une puce de la console. Vous y trouverez 20 jeux de l’Atari 2600 et 20 autres de l’Atari 7800 Prosystem (lancée en 1987). Des heures de plaisir pour seulement 50 $ (transport inclus) sur eBay… B)

Mais attention !

Assurez-vous d’avoir une entrée vidéo de type «composite» (fil RCA jaune) sur votre téléviseur analogique ou numérique pour utiliser cette console.

Si vous ne disposez pas d’entrée «composite»,  vous devrez vous procurer un convertisseur de signal «composite vers composante» (RCA jaune vers triple RCA rouge-vert-bleu [RGB]) ou «composite vers VGA» (fil RCA jaune vers prise de moniteur PC) pour un montant approximatif de 75 $ (CAD) en boutique spécialisée ou d’environ 45 $ (CAD) sur eBay.

Pour en savoir plus

 

 

Prévention du vol : Des «vestiaires» à vélo ?

Vélos électriques, Opinions 4 retours »

Pas loin de 500 000 vélos sont «déclarés» volés en Amérique du Nord chaque année selon les statistiques, dont 15 000 environ au Québec. Mais qu’en est-il des efforts de notre société pour prévenir ce crime et encourager du même coup l’usage de ce mode de transport ?

Pas de vélos !Grandes entreprises, centres commerciaux, collèges, universités ou ministères : tous sont prêts à sacrifier des hectares d’espace urbain ou à dépenser des millions en excavation pour des «parkings» (de surface ou souterrains) pour l’automobile. Lesquels sont pratiquement toujours sous la surveillance d’un service de sécurité.

Mais on ne dépenserait pas 10 $ pour aménager un endroit sécurisé pouvant accueillir les vélos de plusieurs centaines de personnes qui fréquentent le même endroit chaque jour pour leur travail, leurs études ou leurs emplettes…

Le cas d’un centre commercial de Québec

Pour assurer la paix d’esprit des clients qui viennent magasiner ou travailler à bicyclette dans un important complexe commercial de Québec, j’ai suggéré récemment la création d’un «vestiaire» à vélo. Il s’agit, selon mon concept, d’une installation extérieure qui, au moins durant la «saison verte», pourrait être constituée d’un chapiteau extérieur et servir d’endroit où remiser sous surveillance sa bécane pendant sans emplettes ou ses heures de travail. Tout cela moyennant des frais mensuels ou à la journée selon que l’on veuille ou non s’«abonner» au service.

Madame X, une responsable haut placée du centre commercial, m’a rétorqué qu’il en coûterait beaucoup trop cher de louer un chapiteau pour une saison (se basant sans rire sur le fait qu’il lui en avait coûté 400 $ pour une journée lors d’un mariage !!) et que le salaire d’un agent de sécurité ou celui d’un ou deux employés attitrés à mettre en consigne les vélos coûterait une fortune… Sans compter les places de stationnement perdues ! Pour elle, il était impensable de soumettre cela au conseil d’administration, lequel m’est apparu composé de gens beaucoup trop réactionnaires et préoccupés par leurs retours d’investissements pour se soucier d’initiatives semblables.

Ce complexe serait-il au bord de la faillite pour refuser une initiative aussi originale que bonne pour son image ? Les membres de son conseil d’administration sont-ils aussi cons qu’elle le laisse croire ? Aucune réaction de sa part.

Croyez-vous, Madame X, qu’il en coûte aussi cher de louer (ou d’acheter !) un chapiteau pour une saison que pour une journée de mariage ? Que coûte l’entretien d’un espace de stationnement à l’année pour une voiture en comparaison de celui nécessaire pour un vélo ? Réveille, ma grande !

Attendez-vous, madame, que Montréal prenne les devant ?

Wôôô ! Là, on sent une réaction. On voit très bien que l’idée n’est pas bête et qu’une petite suggestion au CA pourrait être intéressante… Il faut savoir qu’à Québec (une ville d’à peine 500 000 habitants), on croit qu’il existe une rivalité avec Montréal (une aglomération d’au moins 4 millions d’habitants avec sa banlieue). Cherchez l’erreur…

Mais la manip’ a l’air de fonctionner. Reste à voir si la madame est une vraie «fille de Québec» qui prend cette idée délirante de rivalité au sérieux…

Constat

Il y a du chemin à faire au Québec pour accommoder les gens qui s’efforcent d’adopter de nouvelles habitudes plus respectueuses de l’environnement. Surtout avec une mentalité semblable à celle de madame X et de ses patrons…

 

La maison intelligente

Gadgets, Informatique, Écologie, Société 4 retours »

Peu de gens connaissent la «domotique», cet ensemble de techniques qui permettent d’automatiser certaines tâches au sein d’un bâtiment (entretien, éclairage, chauffage, surveillance, télécommunications, etc.). Plus de gens encore ignorent que la domotique est à la portée de toutes les bourses. Mais pour y accéder, il faut savoir définir ses besoins en la matière et, surtout, magasiner au bon endroit…

Module X10
Ci-dessus, module X10 permettant de contrôler une lampe.

Votre bon vieux réveil-matin, la minuterie de votre four, votre répondeur téléphonique, votre système d’arrosage à déclenchement automatique : tous ces appareils constituent grossièrement autant d’accessoires de domotique.

Il existe cependant des appareils plus sophistiqués, dont des systèmes qui font interagir ces bidules entre eux et avec votre environnement. C’est le cas des appareils qui usent du protocole «X10», lequel permet à des modules électroniques de communiquer entre eux par l’entremise du courant porteur du bâtiment (les prises de courant).

La technologie X10 existe depuis plus de vingt ans en Amérique du Nord. C’est la moins chère du genre et elle compte sur une vaste communauté d’utilisateurs.

Prise X10
Prise X10.

Les modules X10 se présentent généralement sous la forme de petits boîtiers que l’on branche sur une prise de courant. D’autres font partie intégrante de la prise de courant ou de l’interrupteur mural. Pour communiquer avec ces modules et en centraliser la gestion, de nombreux panneaux de contrôle, télécommandes ou logiciels plus ou moins spécialisés sont disponibles sur le marché.

Notons que les systèmes à base de X10 ont su intégrer d’autres protocole de communication afin de gagner en efficacité et, surtout, de s’avérer beaucoup plus pratiques et faciles d’usage. C’est ainsi que sont mis à contribution les ondes radio, l’infrarouge, les réseaux téléphoniques et informatiques ainsi que, par extension, l’Internet.

Définir ses besoins

Comme programmeur, j’ai commencé à m’équiper d’un système de domotique pour m’amuser et non parce que j’en ressentais le besoin. C’est dans ma nature de geek. ;D

Télécommande X10
Télécommande X10

Cependant, j’ai vite découvert la quantité phénoménale de petits services pratiques que procure une installation de domotique couplée à un système informatique. Par exemple, ouvrir ou fermer aléatoirement les lumières pendant son absence, gérer son système en passant par Internet, minuter le démarrage ou l’extinction d’appareils électriques (chargeur de piles, bouilloire, purificateur d’air, lampe, climatiseur, etc.).

Bref, c’est drôle à dire, mais il semble que les besoins apparaissent avec l’usage. C’est comme passer d’une connexion Internet par modem à une connexion à haute vitesse. Après, on ne peut plus s’en passer !

Pour démarrer

D’abord, informez-vous. De nombreux sites portant sur la domotique existent en français, dont une multitude sur la technologie X10 (voir «Pour en savoir plus» ci-dessous).

Ensuite, je suggère de se procurer un «kit» de démarrage comportant minimalement une télécommande, un transmetteur sans fil et un module de lampe. De tels kits sont disponibles sur eBay pour environ 25 $.

Savoir où acheter et combien payer

Personnellement, je préfère faire mes achats d’électronique sur le Web. C’est d’ailleurs là qu’on trouve les meilleurs prix.

Douille X10
Douille X10.

Prenons le cas d’un ensemble de trois douilles X10 que l’on trouve à 10 ou 20 $ sur eBay (transport inclus). Hé bien, une seule de ces douilles vous coûtera de 25 à 30 $, taxe non comprise, dans une boutique spécialisée ou dans une quincaillerie (donc pas loin de 100 $ pour trois, avec les taxes). C’est dix fois le prix ! Pas étonnant que la domotique semble hors de portée !

Pour en savoir plus

 

Les ailes d'un ange en milieu urbain

Science et technologie, Écologie, Vélos électriques 2 retours »

Ni écolo-radical, ni trop fauché pour avoir sa propre voiture, mais surtout exaspéré des heures perdues dans les bouchons de circulation ou sur les parcours d’autobus, Monsieur X cherche une solution pour arriver rapidement, facilement et agréablement où il veut et au moment où il le veut sans utiliser l’hélicoptère. En voici une…

—–> Le vélo électrique <—–

Au Québec, l’utilisation du vélo électrique ne nécessite l’obtention d’aucune immatriculation ni d’aucun permis de conduire (sauf pour les 14 à 17 ans). De plus, on peut utiliser son vélo à l’année, contrairement à une moto ou à un cyclomoteur à cause des rigueurs de l’hiver canadien.

Ajoutons que les récents développements technologiques rendent ce véhicule abordable à l’achat, performant, sans entretien (autre qu’un vélo conventionnel) et, surtout,  capable de se déplacer sur une distance raisonnable avec une seule charge complète de sa batterie.

C’est notamment le cas de la série «S» des vélos électriques de la compagnie montréalaise Velec dont l’autonomie, en 2010, atteint environ 40 km avec une assistance électrique complète (sans pédaler, à 30 km/h, sur le plat et sans vent de face), grâce à sa batterie au LiFePO4 (voir mon article à ce sujet).

Mais un Velec coûte environ 2000 $… 2000 grosses «piasses» sonnantes…  :-/

Or, 2000 $, ça ne tombe pas du ciel dans un porte-feuille (bien que Loto-Québec réussisse à le faire croire à une masse phénoménale d’imbéciles).

Mais que dites-vous des vélos chinois vendus à 200 $ qui peinent à durer une saison ? Que pensez-vous des frais encourus pour une seconde voiture  ? Qu’imaginez-vous que coûte un cyclomoteur ou une moto (hormis les plaques, les cours de conduite obligatoires, le permis, l’entretien, l’essence, le bruit, la limitation d’utilisation saisonnière) ? Et que dire des centaines d’heures passées annuellement dans le transport en commun à attendre des transferts et à soutenir l’odeur fétide d’une foule effrénée en plus d’être esclave des horaires et des lieus où se rendre ?

Que dire enfin, au volant de son guidon (sic!),  de la joie de montrer son doigt d’honneur à l’automobiliste en rade dans le trafic, lequel vous avait coupé au dernier feu de circulation sans tenir compte des règles élémentaires du code de la route, du savoir-vivre et du gros-bon-sens…

Ma fouè, c’est à crouère que le Bon Diou existe pour de vra ! B)

Un peu d'Hydro dans votre vélo ?

Science et technologie, Écologie, Vélos électriques 2 retours »

La batterie «lithium-ion» franchit une nouvelle étape de son évolution. La technologie du LiFePO4 permet d’en multiplier les performances et la durée de vie en plus d’en faire un accumulateur plus écologique. Bonne nouvelle pour ce produit dont Hydro-Québec détient la licence exclusive !

LiFePO4

En voyant le vélo électrique que j’allais acheter, j’ai tout de suite pensé que ce «LiFePO4», apposé bien en évidence sur sa batterie à prétention écologique, était une marque de commerce ou une idée de marketing : «LiFe» pour «vie» et «PO» pour «power» (en anglais).  Vu le contexte, cela paraissait plausible à mon cerveau reptilien de consommateur.

Or, je ne m’étais pas complètement trompé car la compagnie québécoise Phostech Lithium, qui a développé le produit, commercialise ce dernier sous le nom de «Life Power». Mais dans les faits, LiFePO4 est la notation chimique faisant référence à la composition des cathodes des accumulateurs de la batterie, soit le phosphate de fer lithié (Lithiun [Li] + Fer [Fe] + phosphate [PO]).

Une amélioration significative

Voici les principales améliorations apportées par la technologie LiFePO4 (sources : LiFePO4.FR et Velec) :

Cliquer sur l'image pour l'agrandir
[Image : vélos électriques Velec]
  • Capacité pratique et théorique élevée / forte capacité ;
  • Grande stabilité thermique  (de -45 °C à 70 °C) ;
  • Sécurité intrinsèque accrue des batteries utilisant ce composé ;
  • Excellente durée de vie lors de cycles de charge-décharge (3 fois plus que les batteries lithium-ion actuelle) ;
  • Bon pour l’environnement, ne contenant aucun élément toxique (les batteries lithium-ion actuelles contiennent du cobalt, lequel est très toxique).

 

Une technologie qui vient d’émerger

Logo Hydro-Québec

La cathode à base de LiFePO4 a été inventée en 1994 par le Dr John B. Goodenough et son équipe de l’Université du Texas (UT) à Austin. En 1997, Hydro-Québec a négocié avec l’UT une licence exclusive sur l’invention, puis des recherches se sont poursuivies à l’Université de Montréal (UdeM), au CNRS (Canada) et chez ACEP inc. pour développer un processus de fabrication industrielle.

Je vous invite d’ailleurs à consulter l’historique de Phostech Lithium, compagnie fondée en 2001 par les chercheurs de l’UdeM impliqués dans le projet, mais devenue depuis 2008 une filiale du groupe allemand Süd-Chemie.

Une batterie «miracle» ?

Cette avancée technologique ne fait pas de la «Life Power» une solution miracle. Son principal matériau, le lithium, est une ressource très rare sur notre planète. Son utilisation à large échelle verra cette ressource devenir encore plus rare et plus chère. Ainsi, le prix des piles batteries au lithium ne risque pas de chuter avec les économies d’échelle ou de nouveaux procédés de fabrication. Il faut donc voir en ces piles batteries une solution de moindre mal en attendant de concevoir des accumulateurs composés de matériaux plus «disponibles» et, espérons-le, écologiques.

Pile ou batterie ?

Comme plusieurs, je me suis longtemps posé cette question. Alors, voyons cela.

Qu’il s’agisse d’une pile ou d’une batterie, chacune permet d’accumuler du courant électrique.

Ce qui caractérise une pile, c’est qu’elle n’est constituée que d’un seul accumulateur, lequel n’est pas rechargeable. Ainsi, la locution «pile rechargeable» n’a aucun sens. «À l’origine, le terme désignait un élément unique composé d’un empilement d’une rondelle d’un métal et d’un autre baignant dans un électrolyte.» [Source: Wikipedia]

Une batterie est constituée d’un ou plusieurs accumulateurs rechargeables qui sont branchés… «en batterie», d’où son nom.

Donc, pour différencier les deux, le mot-clef est «rechargeable».

Pour en savoir plus sur le LiFePO4

Contact. ©2010 by admin. blog software / hébergeur.
Design & icons by N.Design Studio. Skin by Tender Feelings / Evo Factory.