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Depuis sa sortie au début de juillet 2010, j’expérimente la version 11.3 de la distribution Linux openSUSE. Profitons-en pour présenter Linux en plus d’offrir un compte-rendu succinct de mon expérience avec cette distribution !

La mascotte de Linux est un pingouin. En fait, le créateur de ce système d’exploitation, Linus Torval, est originaire de Finlande où l’on trouve ces oiseaux en quantité. L’idée du pingouin vient d’une anecdote l’impliquant avec un spécimen de cette espèce qui lui aurait durement malmené les doigts…
Linux ?
Linux étant un système d’exploitation, il sert à transmettre les instructions ou les ordres que vous donnez à votre ordinateur et à ses différents périphériques (imprimates, numériseurs, appareils photos, graveur de disques optiques, clefs USB, etc.). Il peut servir de substitut à «Windows» et à «MacOS X» qui sont eux aussi des systèmes d’exploitation. Cependant, contrairement à ces derniers,
Linux est gratuit !
Linux se décline en plusieurs moutures généralistes («pour tout le monde») ou spécialisées (ex. : pour graphistes, pour programmeurs, pour spécialistes de réseaux, pour utilisateurs de sans-fil, etc.). Ces moutures se nomment «distributions». Chacune — bâtie par une équipe qui lui est dédiée — est constituée d’un paquetage de centaines de logiciels sélectionnés (tous gratuits) et d’une ou plusieurs interfaces graphiques que l’on peut personnaliser (KDE, Gnome, X Window, Xfce, etc.).
openSUSE ?
«openSUSE» — dont la compagnie d’origine canadienne Novell assure la pérennité — est l’une des distributions de Linux les plus utilisées («Ubuntu» étant la plus connue). Je l'’utilise depuis près de 5 ans suite à l’abandon, sur mon PC domestique, du système Windows de Microsoft que je n’utilise plus qu’en virtualisation.
J’ai fait de ma distribution openSUSE un hybride entre l’interface graphique de Windows et celle de MacOS X, question d’aller chercher le meilleur des deux mondes en ce qui concerne l’ergonomie, comme en témoigne la vidéo ci-dessous (disponible en HD au choix) qui présente la plupart des caractéristiques graphiques de Linux ainsi que sa capacité de virtualisation d’autres systèmes d’exploitation, dont Windows XP 64 bits que je démarre et que j’arrête à volonté comme s’il s’agissait d’un simple logiciel (il en va de même avec plusieurs autres systèmes d’exploitation que j’utilise de la même manière, dont MacOS X 10.6, Windows Server 2008 et Windows Server 2003).
Bobo 
Une ombre apparait toutefois au tableau : le noyau Linux (kernel 2.36.34) de cette distribution est instable. Cette instabilité s’impose avec des gels intermittents mais très agaçants de quelques secondes du pointeur de la souris, lesquels se sont manifestés autant sur mon serveur (processeur AMD) que sur mon portable (processeur Intel).
[MAJ du 14 sept. 2010 : la distribution souffre du même problème, même après un raffraichissement du kernel pour une version plus récente du noyau 2.36.34. Bref, c’est pas fort.]
J’ai réglé le problème d’instabilité en installant la dernière version du noyau Linux (kernel 2.36.35) prise sur kernel.org. Toutefois, cette installation nécessite la compilation du noyau (kernel), ce qui n’est pas l’apanage de l’utilisateur de base qui n’aurait pas de formation approfondie en informatique. ![]()
Cette faille va coûter cher à la nouvelle version de openSUSE qui cherche à convaincre un plus large public de l’adopter. Cette négligence est d’autant plus impardonnable qu’une fois ce problème réglé, openSUSE 11.3 s’avère la distribution la plus performante du marché à l’heure actuelle. Bref, à cause de cela, le slogan promotionnel de openSUSE, « Have a lot of fun! » (« Amusez-vous bien ! »), perd un peu de son sens… ![]()