| « Votre Canon PowerShot vous cache des choses ! | Téléphonie mobile : Symbian OS devient «open source» ! » |
Fleuron de la cuisine italienne, l’origan ne dévoile sa pleine saveur qu’à l’état frais. Séché, il perd toutes ses lettres de noblesses.
Il est pourtant si facile d’obtenir, en quelques minutes de travail, de l’origan frais à la maison et à l’année longue !

Boutures d’origan mises en terre il y a quelques heures. Elles commencent déjà à reprendre leur croissance ! Mais attendons que les racines s’installent avant d’effectuer la première cueillette… [Photo : Claude Pelletier]
Le truc
Cette astuce vous permettra, après quelques jours d’attente, de cueillir votre première production d’origan-maison.
Pour en arriver à profiter si vite de votre production, c’est la technique du bouturage qui est employée (sauf si vous disposez de graines bougrement modifiées génétiquement !
).
Pour cela il faut un pot (de la grandeur que vous voulez), de la terre de rempotage, des ciseaux, un couteau très aiguisé (ex. : un scalpel) et… de l’origan.
Vous devez utiliser des tiges coupées d’origan. Vous en trouverez des fraiches chez tous les bons épiciers. Assurez-vous cependant de choisir des emballages dont l’origan a des tiges longues et robustes, légèrement ligneuses. Préférez les produits biologiques : les cultivars sont choisis par les producteurs pour leur plus grande rusticité et il sont souvent en meilleure santé, augmentant les chances que le bouturage soit un succès et vous assurant éventuellement une plus grande facilité d’entretien des plants qui en résulteront.
Le bouturage
Le bouturage consiste à tirer partie de la capacité d’un fragment de plante à développer un nouvel individu. Cette technique de clonage est connue depuis des siècles et elle s’avère dans bien des cas plus facile, plus efficace et, surtout, plus rentable que la reproduction par semis.

Étape 1 : supprimer les feuilles du bas de la tiges. Étape 2 : peler un côté de la tige sur environ 2 cm à l’aide d’un couteau, puis piquer immédiatement en terre. [Photo : Claude Pelletier]
À vous maintenant !
Remplissez votre pot d’une terre légère qui se draine aisément, comme de la terre de rempotage pour plantes d’intérieur. Imbibez bien la terre une fois en pot, mais n’y ajoutez pas d’engrais: l’origan préfère les sols pauvres et vous lui nuiriez probablement en incorporant des «additifs».
Prenez une tige coupée d’origan. Retirez-en les feuilles du bas comme dans l’image ci-contre (étape 1). Le cas échéant, retranchez d’un coup de ciseaux toute partie desséchée du bas de la tige. Ensuite, pelez délicatement un sillon d’environ 2 cm de longueur sur un côté de la tige, jusqu’à son extrémité (étape 2). Vous ne devez peler que l’«écorce» de la tige (c’est pour cette raison que l’on demande à ce que l’origan soit choisi à l’achat pour la lignosité de ses tiges). Il ne faut pas abimer la partie tendre de la tige.
Enfin, on pique la tige en terre sans autre procès, puis on y va d’une autre tige et ainsi de suite. On patiente ensuite une semaine avant d’effectuer une première cueillette afin d’être sûr que les boutures se sont bien enracinées.

L’origan en fleur est magnifique ! Laisser quelques tiges atteindre cette maturité ne semble pas faire de tort à première vue… [Photo : Wikipedia]
L’entretien
Sans son arôme, l’origan, qui est une plante sauvage en Europe, serait considéré comme une mauvaise herbe. On devine que son entretien ne pose donc aucun soucis. D’ailleurs, planté à l’extérieur (en «pleine terre» comme on dit) dans les régions du sud du Québec, l’origan survit très bien aux rigueurs de l’hiver avec une bonne couverture de neige.
Sachez cependant qu’après avoir fleuri, l’origan entame une phase de dormance, laquelle entraine souvent la mort des sujets clonés (bouturés). Aussi vaut-il mieux éviter la floraison en effectuant régulièrement des «tontes», comme pour le gazon…
L’origan aime les sols calcaires. Vous lui ferez plaisir en gardant son terreau humide sans être détrempé avec de l’eau du robinet, laquelle contient suffisamment de calcaire pour son bonheur. Sinon, un soupçon de coquille d’oeuf réduite en poudre à la surface du terreau suffit pour le gâter.
Si vous ne souhaitez pas consommer l’origan fraichement coupé, repiquez les retailles pour assurer le renouvellement de la production. Ou faites-en une infusion, en y apportant une très légère touche de porto, de basilic et de thym… Vous m’en donnerez des nouvelles ! ![]()