| « Holsic | Hit increvable : «Puttin' On The Ritz» » |
Le RTC (Réseau de transport de la Capitale) a mal à partir avec ses chauffeurs d’autobus, lesquels sont excessivement délinquants quant au Code de la sécurité routière du Québec. Plusieurs citoyens en ont marre de ces «chauffards» d’autobus, dont moi. Mais il s’agit d’un mal plus profond qu’il n’y parait…

Voilà deux ans que je me plains — sans qu’aucune amélioration n’ait été apportée — du passage des autobus à presque 80 km/h sur ma rue, alors que la limite est fixée à 30 km/h (vu la présence d’une école primaire et d’un parc où des enfants jouent toute la journée). C’est effarant ! Qui aurait cru qu’on parlerait un jour de «chauffards professionnels», le qualificatif «professionnel» étant une forme d’ironie en ce qui concerne ces irresponsables protégés par leur syndicat de gros bras et une administration bien au courant du problème mais trop molle pour le régler.
Bien entendu, il n’y a pas que les chauffards d’autobus à se foutre des règles à Québec. Tout le monde s’en fout autant dans la capitale provinciale que dans la plupart des municipalités de la province. Au Québec, on n’a pas peur de montrer qu’on peut parfois être très stupide, car on s’assume : on n’est pas des fifons qui roulent à 30 km/h dans les zones scolaires (quitte même à klaxonner et à engueuler les enfants qui jouent légitimement en occupant occasionnellement la rue)…
Le service de police de Québec — qui fait de son mieux pour contrer le problème — commente : «C’est comme essayer d’éteindre un incendie de forêt avec un extincteur de maison». C’est d’autant plus vrai quand des soi-disant «professionnels» de la conduite, comme nos chauffards d’autobus, contribuent au problème.
Vous trouverez, à la fin de cet article, un montage de scènes tournées sur ma rue pour montrer à quel point les chauffards d’autobus exagèrent. L’exercice consistait à filmer une voiture qui roule à 30 km/h (respectant la limite) et à comparer son allure avec le passage des mastodontes de plusieurs tonnes du RTC. On constate rapidement que ces engins roulent à pratiquement deux fois la vitesse permise en tout temps.
Pour en savoir plus
- Vidéo : un chauffard d’autobus brûle allégrement son stop vers la fin de la vidéo après qu’un forcené eut brûlé son stop à près de 90 km/h sur le même coin de rue (à 30 secondes de marche de chez moi)
- RTC : Pour porter plainte
- Quelques horreurs sur le RTC dans un forum de discussions
- Laval, Québec : Heurté par un chauffeur d’autobus susceptible
- «Chauffards» d’autobus ! (Prise 2)
Adresse de trackback pour cet article
Trackback URL (clic droit et copier le raccourci / l'adresse du lien)
Que veux-tu que ces chauffeurs consciencieux disent en assemblée syndicale pour répondre aux blâmes de l'administration ? B'en... rien, sinon ils risquent de se faire péter la gueule ou pire.
C'est aussi simple que ça avec une bande d'atrophiés du cerveau protégés par une organisation qui a le bras long et qui travaille au noir sur la longueur du bras.
Je suggère aux gens qui sont encore aliénés par le mythe urbain que le respect de la limite de 30 km/h n'est applicable que durant les heures de classe de consulter le Code de la sécurité routière du Québec en cliquant ici.
Allez voir l'article 328, alinéa 5... Il est très clair.
Soulignons que la limite s'applique durant des heures de la journée ou des périodes précises de l'année quand c'est clairement indiqué par la signalisation.
Si cela amuse certains débiles de mettre en danger la sécurité publique pour tester l'appareil judiciaire, je leur conseille de se faire soigner et de consulter un avocat qui leur dira que dans un cas de présumée ambiguïté tel celui qui concerne l'affichage des zones scolaires, c'est la règle générale qui s'impose, soit le respect intégral de la signalisation qui s'applique en tout temps (sauf indication contraire tel que déjà mentionné).
Enfin, quand on y songe, pourquoi se soucierait-on de préciser des périodes précises de la journée ou de l'année (ou d'employer des feux clignotants) dans certains secteurs pour indiquer que la limite s'applique, alors que selon plusieurs il s'agirait de la règle ? Hein ?
Pensez-y deux secondes...
Hé, hé ! Tant qu'à être lancé...
Les lois sont claires, mais elles sont trop souvent mal interprétées ou leur teneur est mal véhiculée.
Prenons un fonfon du gouvernement du Québec à qui l'on confie la rédaction d'un dépliant pour vulgariser des éléments du Code de la sécurité routière. Pensant bien faire, notre fonfon arrondit un peu les coins, son boss en approuve la publication parce que ça a l'air de respecter les normes du gouvernement et l'esprit de la loi, puis voilà : on plonge les citoyens dans le délire.
Mesdames, Messieurs, rappelez-vous toujours que c'est le texte de loi qui prévaut et que les tribunaux se foutent des bourdes des fonfons.
Prenons un policier et un avocat sur la question de notre mythe urbain. Dans le premier cas, le constable se base sur sa connaissance superficielle de la loi pour donner son avis. Il est en effet formé pour prendre au filet de présumés délinquants et se fie uniquement à son jugement personnel. Lequel d'ailleurs peut être contesté en justice. Dans le deuxième cas, on a affaire à un professionnel de l'esprit et de la portée des lois qui a tout son temps pour étudier la question. Je me fierais donc davantage sur le deuxième pour avoir un avis éclairé. Alors, renseignez-vous auprès des bons intervenants...
La rue n'a pas l'air animée vue comme ça, dans les séquences. Mais elle l'est davantage d'habitude, surtout pendant l'année scolaire.
Des enfants surgissent du parc à vélo, en planche à roulettes, en courant après leur balle ou leur ballon ; flânent à vélo en descendant la côte en zigzaguant... Ce n'est donc pas pour rien que la limite est fixée à 30 km/h.
On a déjà du mal dans le quartier à se débarrasser des nombreux débiles en voiture, alors s'il faut que le RTC s'ajoute au lot, je me demande où on s'en va et, surtout, comment ça va se terminer.