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Débat éternel que celui de la peine de mort… L’argument qui plaide en sa défaveur, c’est l’exécution malencontreuse d’innocents. Mais s’intéresse-t-on au sort des victimes innocentes des récidivistes et des imbéciles qui narguent une justice aux condamnations de plus en plus risibles ?
Dès le premier chapitre du trentième tome de la série du Disque-Monde de Terry Pratchett, «Timbré» («Going Postal»), je suis tombé sur un dialogue qui n’a jamais aussi bien exprimé — du moins par la bande — mon opinion sur la peine de mort.
Un escroc indécrottable (du genre de Vincent Lacroix), condamné à la pendaison, s’adresse ainsi à son bourreau sur l’échafaud :
— «Vous croyez vraiment que tout ça [l’exécution] va dissuader les criminels, monsieur Cavalier ? dit-il.
— Ben, sur un plan, je dirais que c’est dur à décider, vu qu’on a du mal à trouver des preuves de crimes pas encore commis, répondit le bourreau en actionnant une dernière fois la trappe [pour la tester]. Mais spécificalement parlant, monsieur, je dirais que c’est très efficace.
— Dans quel sens ?
— Dans le sens que j’ai jamais vu un gars là-haut plus d’une fois, monsieur. On y va ?»
Et vlan ! ![]()
