
Image : © Claude Pelletier (Clope), 2010
Que dire du journalisme «poubelle» dont on nous gave chaque jour dans les journaux, à la radio et à la télévision ? Quand va-t-on lui donner le coup de pied où il faut pour avoir de l’information qui déborde des communiqués officiels des gouvernements, des agences de presse et des grosses compagnies ? Quand va-t-on engager des personnes qui savent de quoi elles parlent plutôt que des perroquets ou des fanfarons qui font d’événements importants de l’actualité une blague pour en saisir toute la stupidité ? Quand va-t-on commencer à réengager des «speakers» et des «speakerines» dont on a au moins l’impression que la jugeote l’emporte sur l’apparence ?
Je ne vous lis pas, Madame [la journaliste], du moins pas d’habitude. Comme j’ai cessé de lire ou d’écouter ce qui est rapporté par la presse québécoise, car ce n’est que du superficiel et du bonbon pour conforter le lecteur ou l’auditeur dans sa petite bulle de tranquillité, question de ne pas déranger. […].
Ainsi, vous ne me faites pas pleurer avec vos récriminations. En faisant partie du clan qui jette des ordures à grandes fenêtres ouvertes, il faut vous attendre à ce que le vent vous ramène quelques fois une particule en pleine face…
Et puis merde. À chaque fois que je viens lire des nouvelles sur un site de média québécois, j’enrage de voir le manque de rigueur du traitement journalistique et j’ai honte de voir combien de mes concitoyens sont dupes au point de pleurer sur votre sort plutôt que d’en défendre certains qui dénoncent l’indolence et l’opportunisme de bien des gens de votre profession à qui la liberté d’expression est servie sur un plateau d’argent.
Notez que j’ai pris soin de modifier certains passages pour éviter d’identifier la «journaliste» ainsi que le groupe de presse pour lequel elle travaille.
Pour en savoir plus
Faites une recherche sur Google avec un extrait de ma prise de position…